• Emploi public
  • Temps complet
  • Rémunération selon profil
Université des Antilles

Post-doctorant - Projet I-SITE COHAB H/F

Université des Antilles

Description des missions

Le projet se décline en trois volets, qui visent à saisir les conditions de vie des groupes cohabitant, notamment des plus invisibilisés, moins documentées :

  1. Le premier volet porte sur le travail. Dans un contexte de concurrence accrue entre destinations, de changement climatique et de réflexions autour de la transition, mais aussi de préparation des Jeux olympiques d’hiver en 2030, des stations de ski choisissent la montée en gamme de l’offre de loisirs et d’hébergement, tandis que d’autres cherchent à diversifier les activités touristiques et, plus rarement, à (re)valoriser d’autres secteurs économiques (Bonnemains, 2023), comme le secteur agricole par exemple. Comment ces bifurcations, initiées par les pouvoirs publics, des associations ou des acteurs privés, se traduisent-elles dans les trajectoires professionnelles des personnes travaillant en montagne ? Accentuent-elles leur précarité ? Renforcent-elles leur capacité d’adaptation ?
  2. Le deuxième volet concerne le logement, une question très présente depuis la pandémie dans les médias, surtout abordée sous l’angle des difficultés que rencontrent les employeur.es pour trouver de la main d’œuvre à cause du manque de logements. Des actions existent (création de Maisons des saisonnier.ères, ouverture de places dans des foyers de jeunes travailleur.ses) mais restent réduites. Le projet vise à documenter le vécu des habitant.es permanent.es et temporaires qui peinent à trouver un logement décent. A quelles difficultés font il.elles face ? Quels sont les effets pour ces dernier.ères des politiques publiques mises en œuvre ? Quelles solutions individuelles et collectives trouvent-il.elles

Profil recherché

Le projet se décline en trois volets, qui visent à saisir les conditions de vie des groupes cohabitant, notamment des plus invisibilisés, moins documentées :1.     Le premier volet porte sur le travail. Dans un contexte de concurrence accrue entre destinations, de changement climatique et de réflexions autour de la transition, mais aussi de préparation des Jeux olympiques d’hiver en 2030, des stations de ski choisissent la montée en gamme de l’offre de loisirs et d’hébergement, tandis que d’autres cherchent à diversifier les activités touristiques et, plus rarement, à (re)valoriser d’autres secteurs économiques (Bonnemains, 2023), comme le secteur agricole par exemple. Comment ces bifurcations, initiées par les pouvoirs publics, des associations ou des acteurs privés, se traduisent-elles dans les trajectoires professionnelles des personnes travaillant en montagne ? Accentuent-elles leur précarité ? Renforcent-elles leur capacité d’adaptation ?2.     Le deuxième volet concerne le logement, une question très présente depuis la pandémie dans les médias, surtout abordée sous l’angle des difficultés que rencontrent les employeur.es pour trouver de la main d’œuvre à cause du manque de logements. Des actions existent (création de Maisons des saisonnier.ères, ouverture de places dans des foyers de jeunes travailleur.ses) mais restent réduites. Le projet vise à documenter le vécu des habitant.es permanent.es et temporaires qui peinent à trouver un logement décent. A quelles difficultés font il.elles face ? Quels sont les effets pour ces dernier.ères des politiques publiques mises en œuvre ? Quelles solutions individuelles et collectives trouvent-il.elles ·       Il ou elle détient des connaissances importantes dans le champ du tourisme et au moins sur un des trois axes du projet (travail, logement, espaces publics).·       Il ou elle dispose de solides connaissances sur les espaces de montagne.·       Être familiarisé aux approches qui considèrent les rapports sociaux de pouvoir et de domination, et à l’analyse critique des politiques publiques.·       Faire preuve d’une forte capacité à travailler en équipe, d’excellentes compétences rédactionnelles, d’une capacité à valoriser des résultats du projet auprès de différents publics (académiques et professionnels).L'Université Gustave Eiffel, modèle innovant d’université rassemblant le triptyque université, écoles et organisme de recherche, dispose de plusieurs campus de formation et de recherche implantés sur le territoire national.L’établissement compte plus de 15000 étudiants et plus de 3000 personnels enseignant (e)s-chercheur(e)s, chercheur(e)s et personnels d’appui au sein de 33 laboratoires, 15 composantes de formation ainsi qu’au sein de services support et de soutien.  ? Nous nous intéresserons en particulier à la mise en débat locale de ces questions en lien avec les élections municipales.3.     Le troisième volet concerne l’espace public. En effet, les stratégies de montée en gamme des stations de ski s’incarnent dans des politiques d’embellissement des espaces publics qui visent à attirer des publics socialement aisés, susceptibles de consommer, et à éloigner les groupes considérés comme indésirables car moins dotés économiquement et perçus comme portant atteinte à l’image désirée de la station, comme les travailleur.ses saisonnier.ères notamment lorsqu’il.elles résident en camion (Piquerey, 2016). Il s’agira d’analyser quels dispositifs sont utilisés pour contrôler l’accès de ces groupes à l’espace public ou les cantonner à certains espaces. Quel.les agent.es sont en charge de l’application de ces dispositifs (police municipale, agent.es des parcs nationaux ou régionaux, élu.es...) et comment les appliquent-il.elles (amendes...) ? Quels discours tiennent-il.elles à leur égard, pour saisir les imaginaires qui sous-tendent la constitution de certains groupes de travailleur.ses, pourtant indispensables à l’économie de la station, en indésirables ?·       Maîtriser les méthodes de collecte et de traitement de données qualitatives (observations, entretiens semi-directifs) et éventuellement quantitatives (questionnaires).L’université œuvre dans de nombreux domaines de recherche et représente à elle seule un quart de la recherche française sur les villes de demain. Elle regroupe des compétences pluridisciplinaires pour conduire des recherches de qualité au service de la société, proposer des formations adaptées au monde socio-économique et accompagner les politiques publiques.L’Université Gustave Eiffel est également la première université française en apprentissage et forme jeunes, salariés, ou citoyens à tous les niveaux ; apporte des éclairages scientifiques à l’ensemble de la société et vise à contribuer in fine à l’élévation du niveau de qualification de tous.Visionner le film de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=8uVHEAaj75ALes petites et moyennes villes de montagne attirent, pour certaines depuis le 19e siècle, des touristes nationaux et internationaux et des excursionnistes. Le pourcentage de résidences secondaires y dépasse les 75 % dans plusieurs communes des Alpes (Drouet, 2024). Avec le développement du télétravail et des plateformes comme Airbnb, des personnes s’y installent durant plusieurs semaines (Cretton et al., 2020 et 2025). Certain.es vanlifers, diplômé.es, travaillent à distance tout en profitant du cadre montagnard pour leurs loisirs quand d’autres, plus précaires, vivent en habitat mobile pour réduire leurs coûts de logement (Reitz, 2016). Se rendent aussi en montagne, à la journée ou pour quelques jours, des jeunes de quartiers populaires qui découvrent cet environnement parfois via des MJC ou les réseaux sociaux (Sallenave, 2026). Ces mobilités d’agrément sont conditionnées par la présence de travailleur.ses (moniteur.rices de ski, employé.es de la restauration...) qui habitent les territoires de manière permanente ou temporaire. Certain.es travaillent au même endroit toute l’année, avec plusieurs activités professionnelles différentes suivant les saisons (employé·es comme dameur/dans le BTP...). Certain.es encore, en provenance d’autres départements ou pays - comme des migrant.es venant de passer la frontière franco-italienne employé.es dans des centres de vacances dans le sud des Alpes (Bachellerie, 2024) - ne restent en station qu’une saison par an.

Date limite de candidature : 20 août 2026