Description des missions
Ce poste comporte deux volets majeurs concourant au respect des conditions d'une pêche durable et responsable.
Le premier est un appui à la gestion de la flotte de pêche au travers du suivi des autorisations de pêche : le(a) chargé(e) de mission pilote l'évolution des régimes d'autorisation de pêche sur toutes les façades en accord avec les réglementations internationales, européennes et nationales (création de régimes, actualisation réglementaire) et à l'aune des enjeux socio-économiques et environnementaux. En lien avec les services déconcentrés et les professionnels, il/elle assure l'analyse et l'actualisation des capacités disponibles sur les régimes d'autorisation de pêche. Il/elle anime les formations des services déconcentrés et des professionnels à la réglementation et aux outils informatiques dédiés. Il/elle contribue à l'amélioration de ces outils en identifiant les besoins des utilisateurs et en prenant part aux réflexions relatives aux évolutions des systèmes d'information de la Pêche.
Le second est un appui à la gestion des ressources concernant les pêcheries d'espèces amphihalines : en lien étroit avec l'OFB et la Direction Eau Biodiversité du Ministère de la transition écologique, le(a) chargé(e) de mission pilote la mise en oeuvre des mesures de gestion (quota, périodes de pêches, autorisations) applicables aux espèces présentes à la fois en eau douce et en mer (anguille, saumon, lamproie, alose...) et leur évolution. En particulier, il/elle appuie le déploiement du Plan national d'action annoncé lors de la troisième Conférence des Nations unies sur l'océan.
Au regard de ces deux volets transversaux et de leur dimension juridique (rédaction d'arrêtés, suivi des contentieux), le(a) chargé(e) de mission pourra être amené(e) à assurer le rôle de référent juridique au sein du bureau. La personne est également référente intelligence artificielle pour le bureau.
Dans le cadre de ses missions le/la titulaire du poste est amené(e) à représenter la sous-direction des ressources halieutiques au niveau communautaire, interministériel et auprès des services déconcentrés (DIRM, DDTM).
En interne : cabinet ministériel, service des affaires juridiques, autres directions centrales (en particulier DEB et services numériques de la DGAMPA) et services déconcentrés
Niveau national : professionnels de la filière, comités des pêches maritimes, représentants scientifiques (IFREMER), OFB
Niveau européen : Commission européenne
Le bureau est susceptible d'être réorganisé avec une évolution possible des missions à terme.
Profil recherché
La direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) est une administration centrale tournée vers le développement durable des activités maritimes et littorales. Elle soutient et anime une administration maritime de 2 950 agents, en administration centrale et dans les services déconcentrés, répartis sur toutes les façades maritimes françaises, tant dans l’Hexagone que dans les outre-mer. Au service de l’ensemble de la communauté maritime, la DGAMPA élabore et coordonne la mise en œuvre de la stratégie nationale de la mer et du littoral, réaffirmant la place de la mer au sein des politiques publiques. Grâce à la planification maritime, elle organise le partage de l’espace maritime en conciliant des usages de plus en plus variés (des énergies marines renouvelables aux câbles sous-marins en passant par le transport maritime, la pêche ou encore le nautisme), tout en veillant à une meilleure protection de nos écosystèmes marins. Présente sur tous les océans du monde, la France bénéficie d’un ensemble d’écosystèmes marins et littoraux particulièrement riche et diversifié. L’espace maritime français s’étend sur plus de 10 millions de km² - plus de 20 fois la surface de la métropole - dont 97 % se situent outre-mer. La France abrite également la quatrième plus grande surface de récifs coralliens au monde. Particulièrement dynamique, l’économie bleue représente quant à elle près de 700 000 emplois directs et indirects et rassemble des secteurs économiques variés tels que les transports et services maritimes, la croisière, la pêche, la conchyliculture, la plaisance, les loisirs nautiques et le tourisme littoral, les services off-shore, l’industrie navale et nautique ou les ports. Elle inclut aussi de nombreux secteurs émergents tels que les biotechnologies bleues et les énergies marines renouvelables.
