JE M'INSPIRE

Articles, interviews et portraits d'acteurs publics inspirants

Marie Gallas Amblard : « Ce que j’ai tout de suite apprécié dans le service public, ce sont les valeurs humaines que j’y ai trouvées ».  

 .

Marie Gallas Amblard est directrice de la communication de La French Tech. Fin 2013, le Gouvernement a créé l’initiative French Tech afin de favoriser la croissance des startups et faciliter l’émergence de champions internationaux. La French Tech est devenue le nom de la communauté de tous ceux qui travaillent dans ou pour les startups françaises.

Marie Gallas Amblard a d’abord travaillé dans le secteur privé pour rejoindre ensuite le service public. Elle nous en dit plus sur son parcours, sa personnalité et son métier.

 .

 SON PARCOURS ET SON METIER .

 .

🔑 Les moments clefs de son parcours ? 

Après mes études d’histoire, je me suis tournée vers la communication et la publicité. J’ai d’abord travaillé au sein de l’agence Euro RSCG puis Rapp Collins (groupe DDB) à Paris. Après quelques années, j’ai ressenti le besoin de me recentrer sur une communication qui faisait davantage sens à mes yeux : la communication RH. J’ai alors rejoint l’équipe de Publicis Consultants. Sept années plus tard, un ancien collègue devenu Directeur de la communication de l’institut national de recherche en sciences du numérique (Inria) m’a proposé le poste de responsable de la communication du transfert de technologie, à savoir le transfert aux entreprises de découvertes issues de la recherche. Il s’agissait d’une création de poste. Je ne connaissais ni le numérique, ni la recherche mais j’ai accepté car j’étais très enthousiaste à l’idée d’intégrer une structure publique et d’avoir un impact concret sur la performance des entreprises. Et en 2014, lorsque la mission French Tech se structure à Bercy, je suis appelée pour devenir directrice de la communication de ce nouveau projet.

☝ Ce qui l’a poussée à rejoindre le secteur public ? 

Au fur et à mesure de mon parcours, je me suis tournée vers le service public, d’abord avec Inria puis avec la Mission French Tech. J’avais besoin de me sentir utile, en dehors des logiques commerciales propres à la publicité. Ce que j’ai tout de suite apprécié au sein du service public et auprès de mes collègues, ce sont les valeurs humaines que j’y ai trouvées : l’attention aux autres, le côté désintéressé ainsi que leur engagement.

 .

« Ce que j’ai tout de suite apprécié au sein du service public et auprès de mes collègues, ce sont les valeurs humaines que j’y ai trouvées : l’attention aux autres, le côté désintéressé ainsi que leur engagement. »

 . 

➡ Son rôle au sein de la mission French Tech ?

Je suis arrivée au tout début de la mission French Tech. Nous étions 3 et il fallait tout monter de A à Z. Il y avait aussi un gros travail d’acculturation et de pédagogie à faire sur le sujet startup que ce soit au sein des différents ministères et opérateurs publics partenaires, dans les structures d’accompagnement des entreprises ou encore auprès des médias. Il fallait expliquer la spécificité des entreprises en hyper-croissance que sont les startups, et leur crédibilité comme acteur indispensable de l’économie française.

👉  Comment elle se définit ?

Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir participé à la construction d’une belle aventure et, avec mes collègues, d’avoir montré une autre façon de mener une politique publique. Je me définis comme une « directrice de la communication 360° » car nos problématiques de communication sont nombreuses et hétérogènes : communication interne et externe, en France et à l’international…Nous devons gérer une marque fédératrice : la marque La French Tech. Avec son fameux coq rouge en origami, elle est bien entendu la partie la plus visible de La French Tech. Mais, dans l’équipe qui compte aujourd’hui 9 personnes, nous pilotons aussi un certain nombre de programmes pour fédérer et animer des réseaux d’entrepreneurs ou acteurs publics ou encore pour promouvoir la French Tech à l’international.

 .

« J’ai le sentiment d’avoir participé à la construction d’une belle aventure et, avec mes collègues, d’avoir montré une autre façon de mener une politique publique. »

 .

🔎 Les qualités indispensables pour son métier ?

Je dirais qu’il faut être collaboratif car il faut animer de nombreuses communautés et des réseaux de partenaires. La souplesse et l’agilité sont importantes également afin de trouver les solutions adéquates à des situations très hétérogènes. Enfin, le leadership est essentiel : il faut savoir emmener les gens avec soi, et si possible avec enthousiasme !

🔮 Les enjeux à venir pour la mission French Tech ? 

Nous arrivons à la fin d’un premier cycle car nous avons réalisé l’ensemble de la feuille de route initiale. Nous sommes donc à un tournant pour donner une nouvelle impulsion à La French Tech.

💡 L’innovation qu’elle a impulsée ? 

Au début quand on parlait de startup, ça n’allait pas de soi : avec la Mission French Tech, je pense qu’on a réussi à susciter et créer un réel intérêt pour les startups, leur écosystème et leur rôle fondamental dans l’innovation et l’économie française.

 .

« Avec la Mission French Tech, je pense qu’on a réussi à susciter et créer un réel intérêt pour les startups. »

 .

SA PERSONNALITE

 .

👀  Ses valeurs ? 

Comme beaucoup de ceux qui m’entourent, le sens du service public est très fort chez moi. Je ressens le besoin de me sentir utile à la société.

💼  Ce qu’elle aurait fait, si elle n’avait pas travaillé dans le secteur public ?

J’aurais peut-être monté mon entreprise. En effet, avant de rejoindre le secteur public en 2010, j’avais l’idée de créer une agence de communication spécialisée sur les sujets de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

📖  La phrase qui l’inspire le plus ?

J’aime beaucoup cette phrase d’Oscar Wilde : « Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris. »  . 

📢  Le meilleur conseil qu’on lui ait donné dans sa carrière ?

Il y en aurait deux. Tout d’abord, être respectueux et droit dans sa vie professionnelle car l’honnêteté intellectuelle paye toujours dans la durée. D’autre part, être sérieux sans se prendre au sérieux ! C’est ce côté décalé que j’essaye d’appliquer au quotidien au sein de la Mission French Tech.

 

 

 .

 

Laissez un commentaire